Portrait historique: Anne Hébert

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Né en 1916 dans un petit village à une vingtaine kilomètres de Québec, cette petite femme frêle décédée à l’âge de 83 ans écrit l’une des oeuvres les plus marquantes de la littérature québécoise.

Son aventure dans le monde de la littérature débute en 1942 avec un recueil de poésie. Elle publie Les songes en équilibre puis Le tombeau des rois en 1953. Son premier roman se nomme Les chambres de bois. Ses romans les plus connus sont Kamouraska, Le Torrent et Les fous de Bassan.

Kamouraska raconte l’histoire d’une femme qui est au chevet de son mari mourant. Ce dernier l’a aidée à tuer son ex-mari alcoolique et violent alors qu’ils s’étaient entichés l’un de l’autre. Elle fût soupçonné d’avoir collaboré au meurtre de son premier mari et emprisonner alors que son amant ne fût accusé. Son amant disparu suite au meutre et ne réapparu qu’un certain temps après avoir été arrêté à Burlington.

Le Torrent, un recueil de septs nouvelles, traite de plusieurs sujets qui touche des cordes sensibles chez les Québécois. Il y est question d’un fils qui tue sa mère puisque cette dernière l’a poussé à bout, de la place de la religion du Québec des années 40 et l’oppression quant à l’expression des individus. On y parle également de l’aliénation québécoise, la société <<malade>> qu’est le Québec et du Québec d’autrefois.

Finalement, Les fous de Bassan raconte l’histoire du meutre de deux jeunes filles, du point de vue de différents personnages sur différentes décénnies.

Ce qui est fascinant avec son oeuvre, c’est que la violence est omniprésente. La violence dérange. Elle remporta plusieurs prix prestigieux pour son oeuvre dont le prix du lieutenant-gouverneur pour Les enfants du Sabbat. On lui proposa, en 1978, de devenir lieutenant-gouverneur du Québec par René Lévesque, offre qu’elle refusa et obtiendra pas moins de 5 doctorats honorifiques.

Un autre point intéressant dans l’écriture d’Anne Hébert est la mémoire des sensations. Malgré le fait qu’elle vécu à Paris à partir de 1965, le roman Les fous de Bassan qui a lieu à Gaspé est écrit avec une telle précision qu’on croirait avoir les deux pieds dans les vagues. Malgré la distance, son sens des mots nous permet de sentir l’eau salé, d’entendre le bruit des vagues froides du Nord du Québec et de ressentir la texture des galets sous nos pieds.

Ses textes ont étés mis à l’écran par Yves Simoneau (Les Fous de Bassan) et Claude Jutra (Kamouraska). Le Torrent a récemment été porté au grand écrant.

Marianne Durand

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